![]()
![]()
![]()

Vous vous attendiez à « Un homme en colère ! » ?… Un homme en colère parce qu’il a dit « des gros mots » alors que les micros étaient ouverts ?!…
Oui, vous y êtes un peu mais pas complètement, Brian est triste, très triste, profondément triste… Enfin, c’est ce que nous pensons…
Si j’osais, je vous dirais que c’était prévisible, que la chute elle-même l’était, mais je n’ose pas, je n’ose pas car je suis triste aussi… Je suis triste à l’idée de ce que Brian peut ressentir aujourd’hui, et si souvent…
Si j’osais je vous dirais que nos précédentes analyses, très tôt, avaient ouvert modestement des pistes, souligné quelques faiblesses…
Voici les liens sur nos précédentes analyses, elles vous apporteront peut-être un regard différent sur son programme court…
Trophée Bompart – Joubert – Des maux et des mots
Tallinn, Championnats d’Europe – Quelle recette ?
Beaucoup d’entre vous avaient réagi à nos analyses en nous interpelant « allez-y ! », « aidez-le ! »… Nous ne l’avons pas fait, nous ne l’avons pas fait car il était trop tard pour être réellement efficace et qu’à ce stade le remède aurait été plus nocif que la maladie… Par respect aussi pour lui, pour ne pas introduire une déstabilisation à 1 mois de l’échéance, c’était trop tard… Impossible à inverser… Notre expérience l’a montré, s’il y a soupçon d’une déstabilisation plus profonde, 1 mois avant, c’est trop tard…
Nous pourrions vous écrire comme pour Vincent Jay, que c’était prévisible ?… Nous n’en avons pas envie, pas envie car nous sommes triste avec lui…
Prévisible ? Mais comment donc ?…
Les éléments de l’échec étaient réunis :
- la pression extérieure, médiatique, « politique » quasiment sur un homme fragile,
- l’absence de référentiel émotionnel encore démontrée hier : comment peut-on rater 2 échauffements de suite à un tel niveau ? Comment si ce n’est en l’absence de la codification précise de l’état dans lequel terminer l’échauffement, le séquencement ultra détaillé des évènements qui précèdent l’heure H, la minute M, la seconde S…
- l’énergie : une telle dépense d’énergie aux fins de la recherche d’un physique « idéal » ? Aux fins de quoi ?… Et des petits pépins anodins pour les uns mais tellement révélateurs pour les autres…
Tout était là, le triangle de la performance n’était pas acquis il y a de cela 3 semaines, comment allait-il faire ? Comment allait-il pourvoir aller contre le cours des choses ?
« Putain de jeux Olympiques de merde. J’y arriverai pas, j’y arriverai pas »…
Vous avez toutes et tous entendue ou lue cette phrase… Mais qu’avez-vous entendu ? Un homme en colère ?…
Un homme triste que nous avons entendu, un homme profondément triste…
Un homme qui nous interpelle par sa fragilité, sa sensibilité exacerbée, ce déséquilibre entre la motivation (affichée) et sa stabilité, cet indicateur qui correspond au niveau de fluidité, Brian n’est plus fluide depuis… Lui le sait peut-être depuis quand…
Un homme qui attendait tant de ces Jeux Olympiques, tant… Trop ? Certainement… Car le trop est l’ennemi du bien, c’est bien connu, mais le trop est surtout le révélateur d’une quête, d’une fuite en avant ? Presque… Et alors quoi ? « Et alors que voulez-vous dire avec ces mots complexes ? »…Nous voulons simplement dire que Brian au contraire d’autres (cf article Vincent Jay), ne possède pas les fondations, les piliers, les racines de la stabilité… ou tout du moins pas en ce moment. Brian est en quête d’un absolu, il se bat contre les Jeux Olympiques, contre l’évènement, contre l’échéance… contre lui-même. Brian n’a pas pour l’instant les fondements qui assurent la pérennité de la performance…
Et la suite est dramatiquement implacable, si le niveau de fluidité n’est pas optimal, l’athlète n’a aucune chance de pouvoir mettre en place le triangle de la performance… Et vous êtes là, devant votre poste de télévision, à regarder l’inéluctable : le visage ultra-crispé et fermé, l’échauffement hors de toute routine de référence performance, les images négatives qui se bousculent dans sa tête, la peur d’y aller, la fébrilité, la chute, l’envie de ne plus y être… Y ETRE.
Il n’y était pas Brian, il n’y était pas car il ne pouvait pas y être…
Un homme triste, un homme qui espérait que les Jeux Olympiques le rendraient heureux…
Alors que c’est l’inverse, il faut être heureux pour pouvoir remporter les Jeux Olympiques…
Tout est modifiable, tout.
Tout est possible, tout.
Avec un manager, avec un coach, un soutien mais un-e vrai-e, quelqu’un qui saura accepter la nécessaire sensibilité du patineur et aider à renforcer les raisons d’être de Brian… Un-e vrai-e qui parlera vrai.
Brian, un message pour toi, un geste, un encouragement… Le programme libre peut être le début d’un truc, le début de la suite… Souris, souris le matin, le midi, le soir, mais surtout souris quand tu entres sur la glace… ce sourire, c’est ta force.
Sylvain BASSET
Comment EQUILIBRES.PRO et MYDPI peuvent vous aider sur le sujet abordé
1. Formation Objectif : organisation des piliers de vie et gestion des objectifs
2. Formation JOUR J : mise en place d’un référentiel émotionnel.
3. Coaching : mise en place du référentiel émotionnel à vos côtés.
4. Mydpi.fr : évaluation des composantes mentales et plan d’action associé
Sylvain BASSET
Publié dans
JO VANCOUVER, Patinage artistique
|











