ATHLETISME FRANCAIS, LE BEL ESPRIT !

Publié le 5 août 2010 par Sylvain Basset | flux rss Flux RSS de l'article

Composante mentale : ENVIE
ATHLETISME FRANCAIS, LE BEL ESPRIT !

Barcelone, athlétisme, championnats d’Europe 2010…

Des médailles, 18 au total et tant de titres…
Des sourires, on ne les compte plus…
De l’enthousiasme à revendre, de l’envie à parfois en déborder…
Du plaisir…
Parce que sans plaisir, pas de fluidité, pas de performance, pas de médaille, pas de titre.
Ghani Yalouz a en lui l’essentiel.

Des athlètes sélectionnés peut-être…
Une sélection stricte pour individualiser le suivi et soutenir chacun jusqu’au sommet…
L’antithèse de la politique pyramidale, la construction de l’individu et du groupe.
Le résultat montre si le staff et l’équipe ont été bons (sic !)
Les résultats sont là, Ghani Yalouz sait où il va.

Derrière cette moisson, ce succès éclatant, le sourire retrouvé de Christine Arron toute à sa joie au milieu du relais féminin 4×100m, l’innocence naïve et belle du prodige Christophe Lemaitre, le sens stratégique et concentré de Martial Mbandjock, un Renaud Lavilennie resplendissant, un Yohann Diniz bien dans ses baskets (cf article Berlin) peut-on en tirer quelque enseignement ?

A la rédaction du blog la-gagne-est-un-projet.com, nous pensons que oui.

Souvenons-nous les critiques à l’égard de Ghani Yalouz lors de sa nommination à la DTN de l’athlétisme français !
Souvenons-nous la fronde face à un Bernard Amsalem qui souhaitait nommer un DTN à vocation managériale, non issu du sérail de l’athlétisme !
Mesurons le sens des propos de André Gimenez, bras droit de Ghani Yalouz «Il ne cherche pas à connaître l’athlé complètement, c’est une peine perdue» !

Le sport de haut-niveau évolue, il n’est plus l’affaire d’ultra-spécialistes de la discipline, il nécessite des savoir-faire complémentaires et oblige à l’intégration de multiples compétences.
Rien ne sert d’ajouter un spécialiste de l’athlétisme aux multiples spécialistes existants, bien au contraire l’apport d’un manager issu de l’extérieur est le gage d’une ouverture à d’autres dimensions. Ghani Yalouz apporte la sienne, celle de l’homme, de la confiance donnée et du rapport direct. D’autres méthodes auraient peut-être fonctionné…

Mais l’important est bien ici : l’athlétisme français a osé s’ouvrir pour gagner du savoir-faire et gagner tout court.

Bravo à ceux qui ont osé le changement, osé comprendre que la victoire se construit dans le mouvement !
Une superbe philosophie, une philosophie qui donne ENVIE…
La si belle ENVIE du staff et des athlètes français.

Sylvain BASSET

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